“Réinventons les territoires, le réveil nécessaire de la ruralité”.

“Réinventons les territoires, le réveil nécessaire de la ruralité”.

https://www.latribune.fr/opinions/tribunes/grand-debat-national-reinventer-les-territoires-le-reveil-necessaire-de-la-ruralite-811941.html

Extraits :

“Alors que le processus de décentralisation promettait aux communes et aux collectivités locales davantage de pouvoirs pour mettre en place de réelles stratégies de services publics, d’investissement et d’attractivité, son arrêt et le retour à un État très vertical ont tué dans l’œuf une multitude de projets qui auraient pu redorer le blason des campagnes, après plus de 70 ans d’exode rural et de désertification.”

“Le passage d’une économie de l’industrie et de la terre à une économie de services, bien que nécessaire au maintien de la compétitivité française, s’est fait au détriment des territoires ruraux et bien souvent au détriment de l’humain. Autrefois, le « bon sens paysan » avait toutes ses lettres de noblesse, il était écouté comme une forme de sagesse, fruit de l’expérience et du travail. Aujourd’hui, à l’heure de l’urgence écologique, bien mise à mal par l’omniscience technocratique si dédaigneuse de toute l’expérience acquise, qui écoute encore ce « bon sens » ? (…)

“En ce moment même, près de 26 000 communes doivent subsister sans ces lieux de vie indispensables que sont les cafés, les hôtels, les restaurants, les épiceries, cœur de tout l’écosystème de nos villages (…) Quelle entreprise, quel citoyen prendrait aujourd’hui le risque de s’installer à la campagne ou en périphérie? …”

“Désengorger les villes et repeupler l’ensemble des campagnes – pas seulement les campagnes périurbaines – peut avoir des effets bénéfiques sur la qualité de l’air et le prix de l’immobilier en ville, mais aussi sur le vivre ensemble en répartissant mieux les acteurs économiques et donc en réduisant la concurrence dans les métropoles, tout en favorisant l’émergence de nouveaux modèles sociaux et solidaires. 

“Pour cela, il nous faut maintenant avoir le courage de miser sur les campagnes, sur leur potentiel au sein d’une économie verte où les services publics de santé et d’éducation, les transports et le développement du petit commerce sont repensés, encouragés et financés à l’échelon local, de manière humaine et humaniste. Ceci pour en finir enfin, avec la spirale infernale dans laquelle les gouvernements successifs nous ont plongés.”

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *